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Au Québec, le producteur de musique en quête de qualité audio se retrouve confronté à une situation conditionnée par la petitesse du marché.

Convaincus par l’idéologie dominante de se trouver dans une situation de concurrence effrénée, les studios d'enregistrement les plus courus, tous «orientés business», ont adopté une politique conservatrice : ils n'acquièrent que les équipements de moyenne gamme les plus «en demande» auprès des producteurs, équipements qui sont rarement les plus performants.

Pour conserver cette clientèle, qu'ils courtisent tous, ils doivent faire des ajouts constants et revendre rapidement, à perte, les machines passées de mode. L'investissement nécessaire - achat, coûts d'installation, de calibrage et de formation - étant considérable, il importe donc de conserver à tout prix une clientèle nombreuse, envers laquelle on sera d'une indulgence absolue. Les conséquences de cet état de fait contribuent toutes à une stagnation de la qualité de l'audio produit ici :

  • l'équipement disponible d'un studio à l'autre étant sensiblement le même, les résultats auront tendance à être standardisés;
  • aucun ingénieur de son ne peut parvenir à maîtriser un équipement acheté et installé à la hâte, d’autant plus qu’il le sait destiné à être revendu dès que le manufacturier concurrent aura convaincu les producteurs que son propre produit est plus cool;
  • la priorité étant de conserver un carnet de commande bien plein, les gérants de studios entraînent leur personnel à soigner «l'attitude». Puisqu’il n'est pas question de risquer de froisser le client, on apprend aux ingénieurs de son à anticiper sur ce que celui-ci a envie d'entendre;
  • dans ce contexte, les clients les plus exigeants préfèrent enregistrer à l'extérieur de la province, ce qui contribue à confirmer les studios dans leurs politiques.

Le Studio Inverse propose une alternative crédible à cette situation...